tradition



eglise ste rose
La Réunion est une île aux multiples traditions. Il serait trop long de toutes vous les décrire.
Pour vous donner une idée, on peut parler de la “kour lontan”: à l’arrière de la maison sont élevés de nombreux animaux destinés aux repas familiaux et traditionnels( poules, coqs, canards, oies, porcs, cabris…). Toute proche, la “cuisine bois” où l’on fait mijoter les délicieux carris ou rougails sur un feu de bois.
Dans cette cours, on retrouve également le coin à tisanes, en effet, de nombreux Réunionnais se soignent toujours aux plantes. C’est un long apprentissage qui provient des “gramouns”( des anciens).
Avec le lourd passé de l’esclavage dans l’île, des traditions de l’époque persistent: le “moringue” (danse des esclaves ressamblant étrangement à la Capoiera), le “Kayamb”(instrument de musique ancestral), et le “Maloya”( musique traditionnelle rythmée par de nombreuses percussions) encore interdite en 1980 car considérée comme révolutionnaire.
Le 20 décembre, on commémore sur toute l’île l’abolition “officielle” de l’esclavage datant de 1848 avec des danses, des chants typiques et des défilés en mémoire des esclaves marrons.
Après cette abolition, de nombreux indiens tamouls, les Malbars sont venus s’installer à la Réunion.
On retrouve donc aujourd’hui de nombreuses manifestations religieuses tamouls comme le Dipavali, la fête des lumières.
Mais la plus impressionnante reste la marche sur le feu: en honneur à leurs divinités, le Karlon Marliémen (énorme couronne de fleurs) est porté à bout de bras ou sur la tête par les pénitents qui doivent traverser pieds nus le carré de feu (surface de braises incandescentes), pour aboutir au Padécouli sacré (bain de pieds rempli de lait et d’eau sacrée).
Au lendemain de cette grande fête, le bouc qui a servi au sacrifice la veille est servi dans une feuille de banane et mangé avec les doigts, un repas typiquement Malbar.
Architecture: L’architecture de l’île offre un large évantail de cases. A l’origine, les cases créoles étaient en paille de vétyver, en chocas ou en vacoas tréssés. Elles ont ensuite été remplacées par les cases en bois sous tôles. Ces habitats n’étaient pas très résistants face aux cyclones, c’est pourquoi on trouve aujourd’hui de nombreuses cases en pierres. Cependant, il reste dans l’île de nombreux témoignages de cette époque:
- La case de Maître, grande case avec généralement une belle varangue soutenue par des colones créoles en bois exotique, recouverte de bardeaux et décorées de lambrequins.
- La case familliale, petite case en bois sous tôles, avec petites varangues très fleuries.
- Le Boucan, petite dépendance de la maison familliale.
De nombreux édifices religieux sont aussi des chefs d’oeuvre architecturaux: Eglises en pierres de basaltes, Temples Tamouls et Chinois ornés de couleurs vives, Mosquées décorées de colones et d’arabesques.
Artisanat: L’artisanat local est riche: tressage de fibres de vétyvers, de chouchoux, de vacoas, de lys… pour confectionner des objets typics( bertels, vans, soubiks, vouves, chapeaux…); broderie et dentelles, spécialité de Cilaos; vin de Cilaos, Rhum arrangés, essences naturelles pour la fabrication de parfums; bijoux en coquillages….
Agriculture locale: Grace au climat généreux de l’île, tout pousse à la Réunion!
Le maraîchage est largement développé dans les plaines, les produits se retrouvent sur les marchés locaux.
Cependant l’activité économique la plus importante reste la canne à sucre, elle fut introduite dans l’île vers le milieu du XVIIIème siècle, pour concurrencer le sucre produit à l’île Maurice et aux Antilles.
Denrhée de luxe, plus de 200 usines fonctionnaient jadis. Aujourd’hui, seules 2 usines subsistent dans l’île, celle de Bois Rouge et celle du Gol.
La vanille fût introduite au début du XIXème siècle, cette orchidée grimpante ne fut fécondée artificiellement qu’en 1841 par un jeune esclave Réunionnais, Edmond ALBIUS. La culture de la vanille est une activité importante mais fragile car soumise aux intempéries. Une fois les gousses cueillies, il faut les préparer et cela demande beaucoup de soins.
Bras Panon sur la côte Est est la “capitale” de la vanille de Bourbon qui dit-on est la meilleure au monde.
Le café a été introduit avec l’esclavage, aujourd’hui, la production du “Bourbon Pointu” en fait un des trois meilleurs cafés au monde!